Pour les entreprises
Entreprises générales : tenir le planning quand la porte ne s'ouvre pas
Chaque passage à vide coûte une demi-journée de compagnon. Le planning se pilote par la disponibilité réelle.
6 min de lectureMis à jour le 1er août 2026Par Rémy Lombard
Sur un chantier neuf, le planning dépend de vous. En site occupé, il dépend de trois cents personnes qui ne travaillent pas pour vous et qui ont le droit de ne pas être là. Un compagnon qui monte, sonne et redescend a consommé un créneau, un déplacement et une place dans la journée — et il faudra recommencer.
Bouygues Bâtiment (Grand Ouest, Centre Sud-Ouest, Île-de-France), Eiffage et Socotec utilisent MON-RDV.com sur leurs opérations en logements occupés.
Le problème, chiffré
Sur une campagne annoncée par simple avis de passage papier, quatre à six logements sur dix restent fermés au passage prévu. Sur 300 logements, cela fait entre 120 et 180 passages à refaire, avec l'effet en cascade sur les lots suivants quand les corps d'état se succèdent dans le même logement.
Le taux d'ouverture de porte est le seul indicateur qui traduise directement cette perte en journées de compagnon.
Ce que vous récupérez
Un planning construit sur la disponibilité réelle. Les créneaux confirmés par les résidents alimentent le planning de vos équipes, et non l'inverse. Vous cessez de planifier sur une hypothèse de présence.
Des quotas par jour et par équipe. Vous fixez la capacité, l'outil ne propose jamais plus de créneaux que ce que vous pouvez tenir. Un dispositif qui promet aux résidents des créneaux que l'entreprise ne peut pas honorer produit plus de dégâts que pas de dispositif du tout.
L'ordre de passage respecté. Quand la technique impose une séquence — plaquiste avant électricien, dépose avant pose — le mode « créneaux imposés » verrouille l'ordre tout en laissant au résident la possibilité de signaler une impossibilité en amont.
Le recasage automatique des annulations. Un créneau libéré la veille ne reste pas vide : il est reproposé aux logements en attente, sans intervention manuelle de votre conducteur.
Le dépôt de clés. Pour les résidents absents mais coopératifs, le circuit est prévu et tracé, plutôt que géré par messages entre le gardien et le chef d'équipe.
Sur le terrain
Un espace intervenant accessible depuis un téléphone : la tournée du jour, l'adresse, l'étage, le code, le contact, et le statut à saisir en sortant du logement.
Des rapports en mobilité : compte rendu d'intervention, constat de dommage, attestation, avec photos et signature. Le PDF est généré et rattaché au logement — plus de photos qui dorment dans la galerie d'un téléphone.
Le statut saisi au moment du passage. C'est la condition pour que le taux d'accès soit un indicateur de pilotage et pas un souvenir reconstitué le vendredi soir.
Ce que la maîtrise d'ouvrage y voit
Le même outil, avec sa vue à elle : avancement par lot, planning par entreprise exportable en PDF diffusable, taux d'accès par bâtiment, réserves et levées. Vous ne produisez plus de tableau de suivi hebdomadaire pour le maître d'ouvrage : il regarde la même donnée que vous, au même moment.
C'est aussi ce qui rend les points de chantier plus courts. La discussion ne porte plus sur l'état réel de l'avancement, mais sur ce qu'il faut décider.
Et si le bailleur a déjà un outil
Cela arrive, et ce n'est pas un obstacle : les périmètres se recouvrent rarement en entier. Le comparatif des solutions du marché précise, éditeur par éditeur, ce que chacun couvre et ce qu'il ne couvre pas — y compris quand ce n'est pas à notre avantage.
Aller plus loin
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