Fonctionnalité

États des lieux, rapports et attestations : la collecte de données sur le terrain

Ce qui n'est pas saisi devant la porte est reconstitué le vendredi soir, ou jamais.

6 min de lectureMis à jour le 1er août 2026Par Rémy Lombard

Un chantier en site occupé produit des constats : l'état d'un logement avant travaux, un dommage signalé, une attestation de passage, un relevé technique, un compte rendu d'intervention. Dans la plupart des opérations, ces constats existent sous trois formes incompatibles — un carnet papier, des photos dans la galerie d'un téléphone, et un tableur reconstitué le vendredi soir.

Vos modèles, pas les nôtres

Les formulaires se construisent à l'écran, champ par champ : texte, choix, nombre, date, photo, signature. Ils se réutilisent d'une opération à l'autre et se déclinent par type d'intervention.

C'est une condition pratique, pas une préférence : un formulaire imposé par l'éditeur ne couvre jamais tout à fait ce que l'organisation doit relever, et il finit systématiquement doublé d'un carnet papier — donc d'une double saisie, donc d'un écart entre les deux.

Saisi sur place, pas reconstitué

La saisie se fait depuis un navigateur mobile, dans le logement, au moment du passage. Photos et signature s'attachent au constat, un PDF est généré automatiquement et rattaché au logement.

Ce qui change concrètement : le constat est daté du moment où il a eu lieu, signé par la personne présente, et illustré par les photos prises devant l'objet du constat. Un document produit ainsi ne se conteste pas dans les mêmes termes qu'un document reconstitué trois jours plus tard.

Les usages qui reviennent

L'état des lieux avant travaux, qui protège autant l'entreprise que le résident, et sans lequel toute discussion de dommage devient une affaire de parole contre parole.

Le rapport d'intervention, qui dit ce qui a été fait et ce qui reste à faire dans ce logement précis.

L'attestation de passage, quand l'opération doit prouver qu'un logement a bien été traité.

Le relevé technique, quand une visite préalable conditionne la commande de matériel.

Le constat de dommage, qui doit sortir du circuit de collecte pour entrer dans le circuit de traitement — c'est une réclamation, pas une ligne de statistique.

Exploiter, pas seulement archiver

Les réponses se consultent logement par logement, mais surtout en masse : filtres, comparaison par bâtiment ou par entreprise, export Excel.

C'est à cette maille que la collecte devient un outil de pilotage. Une entreprise dont les constats mentionnent régulièrement le même défaut se repère dans les données bien avant de se repérer dans les réclamations, et une typologie de logement qui pose systématiquement problème se voit avant que le problème ne se généralise à l'opération.

Le lien avec les OPR

La réception des travaux suit la même mécanique, avec une contrainte de plus : le résident doit être présent. C'est traité dans une brique dédiée, avec ses réserves, ses assignations et son suivi de levée — voir OPR et levée des réserves.

En pratique, le réseau

Les cages d'escalier et les sous-sols sont mal couverts, et aucun outil n'y changera rien. La règle qui fonctionne sur le terrain : préparer la tournée avant de monter, valider en sortant du bâtiment.

Questions fréquentes

Peut-on utiliser ses propres modèles de formulaires ?

Oui. Les modèles se construisent à l'écran, champ par champ, et se réutilisent d'une opération à l'autre. C'est une condition pratique : un formulaire imposé par l'éditeur finit toujours par être doublé d'un carnet papier.

Faut-il du réseau dans le logement ?

La saisie se fait depuis un navigateur mobile. Dans les cages d'escalier et les sous-sols mal couverts, la règle qui fonctionne est de préparer la tournée avant de monter et de valider en sortant du bâtiment.

Aller plus loin

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